Mon initiation chez les chamanes, une parisienne en Mongolie

Blog Littéraire - Mon initiation chez les chamanes, une parisienne en Mongolie de Corine Sombrun - Saskia Parein
« On dirait que, dans ce pays, les fous sont en liberté et qu’on les appelle les chamanes… »

Un samedi matin, j’ai décidé d’aller m’acheter un tambour chamanique. Je suis rentrée dans le magasin, j’en ai essayé plusieurs et j’ai finalement trouvé « mon son ». 

Alors que la vendeuse l’emballait, je me suis promenée dans la bibliothèque de la boutique. Mon attention a rapidement été attiré par les bouquins de Corine Sombrun et plus particulièrement par Mon initiation chez les chamanes, une parisienne en Mongolie

J’avais déjà entendu parler de Corine Sombrun, cette parisienne qui a découvert la transe chamanique par hasard lors de ses voyages dans les steppes mongoles en qualité de journaliste pour la BBC.  Je me suis alors rappelée cette vidéo  au cours de laquelle elle explique son expérience chez les chamanes et fait écouter à son public l’enregistrement des hurlements de loup qu’elle reproduit lorsqu’elle est en transe https://www.youtube.com/watch?v=Ym0kIECFi0U

Mon initiation chez les chamanes, une parisienne en Mongolie est un ouvrage qui raconte ce que son auteur a vécu lorsqu’elle s’est retrouvée chez les chamanes mongoles et qu’elle a découvert, au cours de cérémonies, qu’elle était en réalité elle-même une chamane aguerrie.

« C’est très étrange cette notion de savoir qu’on sait ce qu’on fait, sans savoir comment on le sait ». 

Si l’on avait encore des doutes sur le monde invisible et les capacités des chamanes à interagir avec lui, impossible de refermer ce livre avec les mêmes hésitations.

« Lorsque tu es en transe, ton corps est sans conscience. C’est pourquoi tu ne ressens plus la douleur, les odeurs, le froid, le chaud et tu n’as plus conscience du danger. En fait, ta conscience s’en va pour aller discuter avec les esprits (…) Ton rôle de chamane est d’être un lien entre le monde des esprits et le monde des humains ». 

Je cite ici quelques passages qui m’ont parlé :

« J’ai du mal à accepter cette incertitude. Sans doute parce qu’elle me met face à mes limites. Moi qui suis habituée aux livres, aux cours aux structures logiques et rationnelles, je suis déstabilisée. Arrachée au confort des cadres que mon éducation occidentale a dessinés jour après jour dans mon intellect. Qui s’affole. J’ai peur. De ce que je ne connais pas. J’ai peur. De sortir du cadre. J’ai peur. De découvrir une autre réalité. De devoir remettre en question ce qui me rassure (…) Moi j’ai le trac. De devenir ce que je suis. C’est mon ego qui pleure. Il se défend. En faisant battre mon cœur. De trouille. Qu’est-ce que je risque, au fond, à part découvrir ce que je suis ? C’est ça qui te fait si peur, mon ego ? Tu sais qu’accepter ce que je suis, c’est te faire exploser ! (…) Peut-être parce que prononcer ce qu’on nous dit qu’on est veut dire qu’on a accepté de l’être ». 

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