« Le sucre nous donne du plaisir, c’est certain, mais il nous ôte la joie, parce qu’il diminue nos capacités de concentration et nous entraîne sur des montagnes russes émotionnelles. Des sportifs de plus en plus nombreux diminuent leur consommation de glucides (sucre) au profit de bonnes graisses pour améliorer leurs performances ».

Isabelle Filliozat, Les chemins de la joie, comment cultiver au quotidien l’émotion du sens de la vie.

Blog Lifestyle - Mon défi un mois sans sucre - Suivre sa Joie - Saskia Parein

Un jour, ma collègue de bureau me lance un « On arrête le sucre pendant un mois ? ». J’ai aussitôt mis fin à ce début de conversation en lui répondant que je ne mangeais pas beaucoup de sucre et que ce défi ne m’intéressait pas. J’ai compris, plus tard, que je faisais alors un déni…

Quelques semaines plus tard, je suis tombée sur la vidéo d’une journaliste qui s’était lancée le défi de vivre une année sans manger de sucre. Voici cette vidéo. Et là… ça a été la révélation. En effet, les bienfaits paraissaient tellement géniaux, que je me suis laissée tentée. J’ai alors envoyé le lien de la vidéo à ma collègue qui a bien rigolé en la recevant. C’était le 18 février 2018.

Depuis cette date, j’ai éliminé une partie des sucres raffinés de mon alimentation durant une trentaine de jours. Bon, il faut dire que je ne bois pas de soda, que je n’ajoute pas de sucre dans mes thés, que je ne mange pas de bonbon et n’achète pas de pâtisserie (ou très rarement) ni de plats préparés. Par contre, mon petit-déjeuner était composé presque exclusivement de céréales au chocolat, donc d’une bombe de sucre. Changer d’habitude pour ce repas allait donc être très difficile pour moi, car j’estimais que le petit-déjeuner devait impérativement contenir des aliments sucrés. Deuxième cheval de bataille : les carrés de chocolat après les repas et la petite sucrerie des 15 heures. Ça a l’air anodin dit comme ça, mais je vous assure que pour moi, manger ces aliments étaient devenus un automatisme.

Le sucre est-il mauvais pour la santé ?

Voici un échantillon des maladies que peut engendrer une consommation de sucre : diabète, problèmes cardiaques, obésité, surpoids. Sans compter sur l’acné et tout type d’inflammation (par exemple les mycoses) accentuée par la consommation de sucre. Il a également été prouvé scientifiquement que les tumeurs cancéreuses se nourrissaient de sucre et proliféraient ainsi plus facilement grâce à cet aliment.

En quoi consiste un régime « sans sucre » ?

Il ne faut pas confondre le régime dit « sans sucre » avec un régime sans glucides ou un régime sans féculents. Notre organisme a besoin de glucides, lesquels constituent son carburant. Ces derniers ne peuvent donc pas être éliminés de l’alimentation.

En principe, un régime « sans sucre » est en fait un régime sans sucre raffiné ou sans sucre rapide. On évite donc les aliments transformés ou les recettes qui contiennent du sucre raffiné, soit un rajout de sucre obtenu artificiellement. On peut toutefois continuer à consommer des fruits, des féculents et des légumes.

Dans quels aliments trouver du sucre raffiné ?

80 % de tous les aliments emballés en contiennent et un ingrédient qui se termine en «ose » signifie que cet aliment contient du sucre. Il y en a donc notamment dans les glaces, les biscuits, les sodas, le chocolat, les gâteaux, les bonbons mais aussi dans les sauces, les plats et les soupes industriels.

Alors, comment je m’y suis prise ?

1.- Ptit déj

J’ai troqué les céréales industrielles par plusieurs plats que j’alterne dans une semaine, soit :

  • œuf avec des mouillettes
  • yaourt nature de brebis bio avec de l’avoine et fruits divers (fraise, framboise, fruits secs…)
  • tartines cottage cheese et avocat avec un soupçon d’huile d’olive, du sel et du poivre
  • omelette
  • pancake sans gluten à la banane

Le tout accompagné d’un thé vert ou d’un jus de fruits.

J’avoue, la première fois que je me suis retrouvée à 6 heures du matin avec ma tartine d’avocat et mon omelette, je n’en emmenais pas large. J’ai même hésité à juste laisser tomber. Puis j’ai essayé en me forçant un peu et c’était, il faut se l’avouer, plutôt pas mal. Je n’ai d’ailleurs pas du tout eu faim avant 10 heures et une banane à cette heure-là m’a permis de tenir facilement jusqu’à 12h30.

2.- Repas de midi

Quand le premier repas de midi s’est terminé, je me suis vraiment rendue compte de l’ampleur du challenge que je m’étais lancée. Moi qui terminais toujours par un ou deux carrés de chocolat (comme à la fin du repas du soir) je me suis retrouvée démunie. Oui vous avez bien entendu… dé-mu-nie. Je me suis donc jetée sur ma brosse à dents car j’avais entendu dire que ce geste permettait au cerveau de comprendre que le repas était définitivement clos. Et ça a plutôt bien marché !

3.- Goûter

Ensuite, est arrivé l’après-midi… et la pause de 15 heures. D’ordinaire, je m’octroyais une barre au sésame. Mais ça, c’était avant ! Désormais, c’est fruits et fruits secs à volonté ! Mais j’avoue que quand mes collègues s’enfilent des Ragusa ou des tartes, je tourne la tête pour éviter d’être envahie par l’envie.

4.- Repas du soir

Et le soir, si j’ai envie à nouveau de mon chocolat, je le remplace par un yaourt nature sans sucre ajouté.

Est-ce que j’en fait trop en assimilant mon envie de sucre à une réelle addiction ?

Plusieurs études scientifiques semblent révéler que l’addiction au sucre serait équivalente à celle de la cocaïne. Un article intéressant de l’Express traite du sujet.

Blog Lifestyle - Le sucre... une réelle addiction ? - Suivre sa Joie - Saskia Parein

En ce qui me concerne, je ne bois que très occasionnellement de l’alcool et ne fume pas. Je ne connais donc pas réellement les effets d’une addiction telle que celle à l’alcool ou à la cigarette. Enfin… c’est ce que je croyais. En réalité, depuis que j’ai arrêté de consommer le sucre raffiné dont j’avais l’habitude, j’y pense très souvent. En me levant, vers 10 heures, après le repas de midi, au goûter, après le repas du soir. Bref, presque toute la journée en fait !

Il me paraît donc qu’au niveau du comportement, soit le fait d’anticiper les moments durant lesquels je consommais du sucre, les tentations et les interrogations du type « vais-je y arriver aujourd’hui », on se rapproche quand même pas mal du comportement qualifié d’« addictif ».

Quels ont été les bienfaits de ce régime pour moi ?

Après un mois, l’heure du bilan était arrivée.

Voici ce que j’ai pu observer :

  • Je n’ai pas perdu de poids : Je pense que si j’avais tenu ce régime sur plusieurs mois, j’aurais pu assister à une variation de mon poids. Tout organisme étant différent, je pense qu’une personne peut assister à une perte de poids en un mois seulement et, pour d’autre, cela prendra davantage de temps.
  • Ma digestion s’est nettement améliorée : Durant ce mois de régime sans sucre ajouté, je me suis sentie légère après mes repas et en fin de journée.
  • Mon humeur s’est stabilisée : Puisque j’avais l’habitude de manger des carrés de chocolats après le repas et une barre au sésame remplie de sucre l’après-midi, mon taux de glycémie faisait des pics et cela avait une conséquence directe sur mon humeur. Sur le moment, lorsque je mangeais ces aliments, je me sentais bien. Mais une heure plus tard, j’étais en « descente » et mon humeur chutait en même temps que mon taux de glycémie… Désormais, je n’ai plus ce problème !
  • J’ai changé certaines de mes mauvaises habitudes : Même en ayant arrêté ce régime, j’ai gardé les nouvelles habitudes que j’avais prises durant ce mois sans sucre. Mon petit-déjeuner n’est plus composé de céréales sucrées, j’ai éliminé les carrés de chocolat après le repas et j’essaye de limiter au maximum les goûters sucrés.
  • J’ai eu une prise de conscience : Au jour où j’écris cet article, j’ai arrêté ce régime, ce qui signifie que lorsque je me trouve face à un aliment qui contient désormais du sucre, je me pose la question si j’en ai vraiment envie. Si tel est le cas, je m’octroie un petit plaisir, toujours avec modération. Grâce à ce régime, je peux donc affirmer que, désormais, ma relation à la nourriture a quelque peu changé, dans le sens que j’y ai mis davantage de conscience.

Conclusion

Je suis fière d’avoir tenu un mois sans sucre ajouté !

J’avoue que c’était difficile quand je voyais des amis et collègues savourer leurs desserts et encas sucrés. Je pense que c’était le plus dur pour moi.

Vers la fin du régime, je me sentais frustrée, ce que je considère ne pas être bon signe. J’ai donc, petit à petit, réintégré certains aliments qui me procurent du plaisir, tout en y mettant de la conscience.

Il était intéressant d’observer les effets que ce régime a eu sur mon organisme et mon humeur et j’en garde un bon souvenir ! Je conseille vivement aux intéressés de se lancer dans le même défi que moi afin qu’ils se fassent leur propre avis !

Et vous, seriez-vous prêt à vous lancer dans un tel régime ?

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Ces magnifiques photos ont été prises par le talentueux Gregory Takatch. Si vous souhaitez en connaître plus sur son travail, n’hésitez pas à consulter sa page Instagram !

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