« L’échec est seulement l’opportunité de recommencer d’une façon intelligente. »

Henry Ford

L’échec… quel mot assez laid je trouve. Pas vous ?

Quand nous le prononçons, j’ai l’impression que nous mettons un « Non » définitif sur une situation, à l’image du joueur d’échec lorsqu’il lâche un « Echec et mat ! » et que la partie prend immédiatement  fin. C’est en tout cas la symbolique que je me fais de ce terme que j’essaye d’utiliser le moins possible.

Comment nos sociétés considèrent-elles l’échec ?

Comme déjà mentionné dans l’article Prendre des risques, certaines sociétés (en particulier dans les milieux professionnels) mettent directement une étiquette sur les personnes qui échouent, ce qui ne les aide certainement pas à se relever. En perpétuelle quête d’excellence, l’échec est assimilé à un manque de capacités et/ou de ressources.

Alors que tout est une question de point de vue !

Si en Europe le fait d’échouer est un signe de faiblesse, c’est une marque de courage et de persévérance aux Etats-Unis, pays dans lequel les stars n’hésitent pas à parler de leurs défaites. C’est le cas de Michael Jordan, qui rappelle souvent que son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille et que le succès ne lui est pas tombé dessus du jour au lendemain parce qu’il était béni des dieux.

« I’ve failed over and over and over again in my life. And that is why I succeed. » (traduction : J’ai échoué, encore et encore dans ma vie. C’est pour cela que j’ai réussi).

Michael Jordan

Ma vision de l’échec

Blog Développement Personnel - Ma vision de l'échec - Suivre sa Joie - Saskia Parein

A chaque fois que j’ai échoué à un moment dans ma vie, j’étais déçue. Très déçue. Je me dévalorisais et me trouvais nulle et sans valeur. Je considérais que je n’en valais pas la peine. Je n’étais pas assez bonne pour réussir ce que j’avais entrepris et je broyais du noir rapidement et facilement. Ah, et j’avais honte aussi ! Quelle violence je m’infligeais alors…

Après un gros travail de fond au niveau personnel, j’ai réalisé que l’échec n’était pas une fin en soi. Au contraire, c’est une chance supplémentaire qui nous est donnée de recommencer différemment ce que nous n’avons pas réussi la première fois.

« Pour apprendre à se relever, il faut accepter de tomber. »

Frank Andriat, Le bonheur est une valise légère

Grâce à ces nouvelles occasions, deux possibilités s’offrent à nous :

  • ne pas entreprendre à nouveau notre projet : il y aura lieu ici de nous demander la raison pour laquelle nous ne souhaitons pas recommencer.
    - Est-ce la peur d’échouer à nouveau ? Si tel est le cas, il pourrait être bon de travailler sur cette peur afin de la comprendre pour pouvoir, ensuite, la dépasser
    - Il est aussi possible de « laisser tomber » un projet parce que nous avons l’impression de nous tromper de voie. Il est, à mon sens, tout à fait légitime d’entreprendre quelque chose et de se rendre compte, après coup, que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Dans ce cas, nous n’échouons pas. Nous nous autorisons bien plutôt à nous remettre en question et à nous octroyer de la bienveillance afin de nous épanouir dans des circonstances toutes autres ! Alors oui, parfois nous aurons l’impression « d’avoir fait tout ça pour rien », mais il me paraît assez rare de ne rien retirer d’une expérience, même si celle-ci est qualifiée de négative. Au contraire, c’est souvent lorsque nous nous trouvons face à un mur que d’autres perspectives s’ouvrent à nous !
  • recommencer une seconde fois, puis une troisième, voire une quatrième et une cinquième : si nous sommes persuadés que l’aboutissement de ce que nous avons entrepris nous permettra d’évoluer et sera bénéfique, alors allons-y !! Et si un nouvel échec s’inscrit dans notre parcours, redemandons-nous ce qui est juste pour notre évolution : passer à autre chose ou y retourner, une énième fois ?

Le plus important, me semble-t-il, est d’assimiler le fait que nous avons toujours le choix : choisir de recommencer ou non. C’est ici une très belle marque de liberté que de s’octroyer le droit de ne pas y retourner, d’autant plus si notre choix n’est pas en adéquation avec la majorité.

Pour ma part, je ressens un profond respect pour les personnes qui osent renoncer à une option pour s’en offrir une autre, davantage en lien avec leur joie ! Ces individus m’inspirent et m’autorisent, moi aussi, à faire le choix le plus juste pour moi-même face à une déception.

Conclusion

Le regard des autres peut être une pression conséquente car si les yeux sont rivés sur nous lorsque nous réussissons, ils le sont également lorsque nous échouons. Parfois, ces regards expriment la pitié. C’est dommage… Il me semble que témoigner de la compassion et du soutien est tellement plus beau.

Rappelons-nous que lorsque nous entreprenons, nous le faisons pour nous-même. Tant de personnes se sentent obligées d’obtenir un diplôme, d’avoir un poste prestigieux, de posséder beaucoup d’argent et de biens matériels, d’être un parent/un ami/un conjoint parfait… alors qu’en fait, ces obligations n’existent pas !

Si nous vivons, c’est bien pour être heureux et nous ne sommes obligés à rien. A rien du tout.

N’oubliez pas que l’important n’est pas le nombre de fois que vous tombez, mais le nombre de fois que vous vous relevez, peu importe la manière dont vous vous y prenez 😉

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Cette magnifique photo a été prise par le talentueux Gregory Takatch. Si vous souhaitez en connaître plus sur son travail, n’hésitez pas à consulter sa page Instagram !

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