Je ne connais personne qui, fondamentalement, aime prendre des risques. Et vous ?

Je conçois que nous consentions à en prendre pour atteindre un objectif précis, mais aucune personne ne vous affirmera que, si elle avait le choix entre un objectif à atteindre avec prise de risques et le même but sans risques, elle choisirait la première option.

Le risque que nous consentons à prendre peut, potentiellement, nous mener à l’échec. Si celui-ci se réalise, ce sera dès lors à nous de l’assumer pleinement. C’est probablement ce qui fait la prise de décision aussi difficile : concevoir et assumer l’échec hypothétique.

Faut-il pour autant se bloquer devant tout risque et renoncer à son objectif, par peur de ne pas l’atteindre et, par conséquent, d’échouer ?

Blog Lifestyle - Comment atteindre ses objectifs sans échouer - Suivre sa Joie - Saskia Parein

Le diktat de la peur

Suivant la société dans laquelle nous évoluons, la quête de la perfection est devenue la norme. Surtout en Europe. Echouez et vous serez blâmé(e), voire exclu(e). Contrairement aux Etats-Unis, où les personnes ayant atteint des objectifs après plusieurs échecs sont véritablement mises en avant. La preuve : les journalistes et les présentateurs de talk-show se les arrachent pour retracer leur parcours semé d’embûches, mais les ayant néanmoins menés au succès.

Le risque d’échouer agit comme une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête de tout individu. Sortir de sa zone de confort est une chose insurmontable pour la majorité et n’est pas même une option pour certain, tant l’échec serait insupportable.

C’est ainsi que la peur s’immisce, insidieusement, dans la vie de beaucoup de monde et répand son venin progressivement, jusqu’à paralyser sa victime.

La tendance sécuritaire – majoritaire dans notre société – à toujours voir le verre à moitié vide, anticipant ainsi toute conséquence négative, empêche toute action et, par conséquent, toute possibilité de réalisation.

Comme le dit si bien Arnaud Riou dans son livre Réveillez le chaman qui est en vous  :

« Toute la qualité de votre vie dépend de votre perspective (…) C’est à partir de notre perspective que nos épreuves deviennent des punitions ou des récompenses. Le chamanisme vous invite à prendre le pouvoir sur votre existence, à réaliser que ce qui vous arrive est lié à votre perception ».

Mon expérience

Au fur et à mesure que j’avance dans mon évolution personnelle, je constate que je me trouve constamment face à des choix. Ma prise de décision sera alors motivée par la peur ou par la confiance que je m’octroie à moi-même et en la vie de manière générale.

Si je retiens ce que ma peur me dicte et me dit intérieurement, par exemple « Si tu diminues le taux ou quittes carrément ton emploi de salariée pour te réaliser pleinement dans ton projet personnel, tu prends le risque conscient d’endosser le statut de (semi) indépendante et, par conséquent, de péjorer ta situation financière », il est clair que je choisirai l’option la moins dangereuse, soit celle de garder mon emploi de salariée à 100%.

Le mental est conçu ainsi : derrière cette peur de perdre la sécurité financière, il y a le manque et, en bout de chaîne, la mort. La peur de manquer est précisément ce venin dont je parlais précédemment. Il s’infiltre dans une faille et envahit tout l’espace, me rendant ainsi prisonnière de ma propre manière d’envisager la vie.

Par contre, si je choisis la confiance, c’est-à-dire la philosophie que tout, absolument tout, m’arrive pour une bonne raison et de la manière la plus juste pour moi, il est certain que j’orienterai mon choix différemment.

Alors bon, c’est facile sur le papier de dire « Allez ! Faites confiance en la vie, visualisez l’objectif déjà atteint et non l’échec et tout ira bien !! ». Le mental est tellement conditionné à fonctionner d’une certaine manière, qu’il faut se forcer – en tout cas au début – à raisonner autrement, ce qui n’est pas confortable, je vous l’accorde.

La clef

La première étape est de prendre conscience de notre manière de fonctionner. De manière générale, dès qu’une prise de conscience est initiée, le « reste » suit par lui-même.

Mettre davantage de conscience dans sa manière de fonctionner apparaît dès lors comme la clef et le début du processus de réalisation personnelle.

Pour reprendre l’exemple précédent, deux possibilités s’offrent à moi : rester salariée à 100% dans un emploi peu épanouissant, mais sécurisant matériellement parlant (tuant ainsi ma joie de vivre à petit feu), ou diminuer mon taux pour, à terme, quitter cet emploi et mettre toute mon énergie dans mon projet personnel (beaucoup plus enrichissant), en prenant le risque que celui-ci n’atteigne pas l’objectif que je me suis atteint. Mon raisonnement passera de « Et que se passera-t-il si mon projet personnel échoue ? » à « Et que se passera-t-il si mon projet personnel aboutissait exactement de la manière dont je l’ai envisagée, voire d’une manière encore plus belle ? ».

Et là nous touchons une corde sensible.

Connaissez-vous le texte de Marianne Williamson qui se trouve dans son livre Un retour à l’amour et qui a été repris en 1994 par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l’Afrique du Sud ?

Blog Lifestyle - La clef pour Suivre sa Joie - Suivre sa Joie - Saskia Parein
« Selon mon interprétation du Cours, “Notre peur la plus grande n’est pas d’être inaptes. Notre plus grande peur est d’avoir un pouvoir incommensurable. C’est notre lumière, non notre noirceur, qui nous effraie le plus“. Nous nous demandons : qui suis-je pour être brillant, formidable, plein de talents, fantastique ? En réalité, pourquoi ne pourrions-nous pas l’être ? Nous sommes enfants de Dieu. Nous déprécier ne sert pas le monde. Ce n’est pas une attitude éclairée de se faire plus petit qu’on est pour que les autres ne se sentent pas inquiets. Nous sommes tous conçus pour briller, comme les enfants. Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous. Cette gloire n’est pas dans quelques-uns. Elle est en nous tous. Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission que leur lumière brille. Si nous sommes libérés de notre propre peur, notre seule présence libère automatiquement les autres de leur peur ».

Derrière le risque d’échouer se cache, dans la majorité des cas, la peur de briller et de réussir au-delà de toute espérance. Etre au-devant de la scène, voici ce que nous craignons en réalité. Jouer petit et rentrer dans le moule, sans faire de vague, n’attire l’attention de personne et ne nous fait pas peur puisqu’il n’y a aucun enjeu véritable. Alors que si vous brillez, vous attirerez automatiquement l’attention des autres et soutenir tous ces yeux rivés sur soi peut faire peur !

Je suis convaincue que, petit à petit, insuffler davantage de conscience dans chacune des décisions auxquelles nous sommes confrontés nous fera évoluer et gagner en autonomie. Créer son propre schéma de pensées basé sur la confiance, sans s’accrocher bec et ongles aux risques potentiels créant de la peur, nous mènera surement à davantage de liberté.

Conclusion

Je n’affirme pas qu’il soit mieux de foncer tête baissée dans une direction, sans envisager ou sans vouloir reconnaître la réalité des conséquences probables.

Par contre, je peux vous conseiller, la prochaine fois que vous vous trouverez face à un choix, quel qu’il soit, de vous demander plutôt si le risque que vous vous apprêtez à prendre va dans le sens d’une libération ou, au contraire, d’un enfermement.

Proposition de mantra

« What if I fall ? Oh but my darling, what if you fly ? »

(traduction : Que m’arriverait-t-il si je tombe ? Oh ma chère, que t’arriverait-il si tu volais ?)

Erin Hanson, poète

Suivre sa Joie - Saskia Parein - L'Oasis des Vétérans
Suivre sa Joie - Saskia Parein - L'Oasis des Vétérans

Commentaires

Si vous ne souhaitez pas vous connecter via Facebook, Twitter ou Google +, ni créer un compte Disqus, vous pouvez laisser un commentaire en tant qu'invité. Pour ce faire, cliquez sur "Nom" (sous le titre "ou inscrivez-vous sur Disqus") et cochez ensuite "Je préfère publier en tant qu'invité".

Autres articles disponibles ...

Si les livres et magazines traitant de développement personnel sont connus, il n’y a pas – à ma connaissance – un site similaire à TEDx qui ferait office d’annuaire géant de vidéos en lien avec le sujet, où des conférenciers offrent leurs expériences motivantes pour inspirer les autres et ça, c’est tout ce que j’aime !

Lire la suite...

Il peut paraître difficile de reconnaître sa propre ombre tant celle-ci nous suit depuis de nombreuses années, grandit avec nous et fait, à terme, partie intégrante de notre personnalité. J’ai moi-même attendu un certain temps après m’être engagée dans la voie du développement personnel pour enfin rencontrer mon ombre.

Lire la suite...

Découvrez...